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Traitement des données liées à la composition du train

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  • Traitement des données liées à la composition du train

    Bonsoir,

    Opérations longues et à risque d'erreur, on peut s'étonner que la réalisation des relevés de train, des bulletins de freinage, reste encore bien manuel.

    Si effectivement des systemes informatiques pour le suivi des wagons, les opérations de saisies restent encore nombreuses. Alors à quand le passage d'un iphone devant une puce d'un wagon, pour y lire le numéro, ses caracteristiques (masse, vitesse limite, date de revision...) qui permet l'etablissement d'un bulletin de freinage ou d'un relevé de composition ? avez vous connaissance de solution existante ?

    Olivier
    трансбалкан
    --------------------------
    http://www.trains-en-voyage.com/

  • #2
    Oui aux USA et au Portugal, les wagons sont équipés de tags (puces RFID ?) et peuvent être "lus" automatiquement.
    @+
    Nicolas

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    • #3
      Bonjour Olivier

      La DB a réalisé il y a quelques années un développement autour du train de fret, incluant entre autre le frein électronique mais aussi la reconnaissance automatique des wagons et de toutes leurs caractéristiques (yc une pesée automatique). Avec en plus des surveillances pour certains wagons spécifiques (comme la température pour les wagons frigos ou les caisses mobiles frigosrifiques).

      Mais cela n'a pas abouti à une application à grande échelle... Trop onéreux, certainement...

      Par contre, cela fait partie, sjmsb, des options qui peuvent être incluses dans l'ECP Brake américain (frein électronique pour trains de fret, en cours de déploiement aux USA et en Australie).

      Salut !
      "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays"
      J.F. Kennedy

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      • #4
        Un système de puce peut effectivement être très intéressant mais devra être développé et/ou imposé par l'UIC.

        Les masses (totales/freinées) devront quand même être traitées manuellement ainsi que les lettres de voitures.

        Commentaire


        • #5
          Le plus gros probleme, si l'on souhaite depasser le niveau "identification automatique" (qui peut se faire par RFid, code barre, ou meme... OCR du numero du wagon, puis recherche des caracteristiques dans une base de donnees), c'est que la grande majorite des wagons n'ont pas d'alimentation electrique. A mon sens, tout systeme necessitant l'installation d'une telle alimentation sur une large proportion du parc europeen est utopique.

          Sebastien

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          • #6
            Bonjour,

            Envoyé par sleibt Voir le message
            c'est que la grande majorite des wagons n'ont pas d'alimentation electrique.
            Bonjour,

            La question que tu soulèves me parait très importante.

            Le fret ferroviaire fonctionne mal en France mais d'une façon générale, au niveau européen, ça va à peine mieux. Il me semble que l'ouverture du marché a un petit peu retardé le déclin mais cette spirale de déclin ne me semble pas vraiment stoppée (avant la crise, il y avait peut-être une légère croissance du trafic mais la part de marché rail/route n'évoluait pas de façon très visible en faveur du rail).

            Une cause évidente : la concurrence déloyale de la route, déloyale en ce sens que les coûts externes ne sont pas pris en compte pour fixer les prix du transport, les règlements ne sont pas respectés, etc ... Pas la peine de s'apesentir là-dessus car on va ressasser des choses qui, bien que justes, ont été 100 fois répétées.

            Mais par ailleurs, je me demande quand même si le rail ne s'est pas lui-même donné un handicap en laissant se créer des obsolescences techniques qui ont été masquées par les progrès réalisés dans le domaine de la grande vitesse voyageur. En effet, si on part du principe que le transport ferroviaire de fret doit continuer à se faire avec l'attelage à vis, le frein pneumatique, l'absence d'alimentation électrique des wagons (et par là-même l'absence de système électronique), je crois que le transport de fret ferroviaire est mort à long terme.

            Pour faire la transition vers des techniques plus modernes, je ne crois pas qu'il soit besoin d'un grand soir où tout d'un coup on passe d'un système à l'autre. Le matériel est en effet souvent spécialisé pour un type de transport bien déterminé, il me semble donc qu'il est possible de faire évoluer les choses petit à petit en les expérimentant sur des activités de transport de périmètre réduit. Le problème, c'est qu'une telle évolution, ça demande de l'investissement et aussi un peu de persévérance, car quand on introduit de la nouveauté, il y a toujours une période où ça merdouille. Si les obstacles pour introduire des techniques nouvelles qui évitent les inconvénients, de mon point de vue, énormes, de techniques héritées du passé (je ne critique pas ces techniques, quand elles ont été mises en place, on n'avait pas les moyens de faire autre chose) ne peuvent pas être surmontés, je crains qu'on finisse par renoncer totalement (à long terme) au fret ferroviaire en Europe. J'espère donc qu'on y arrivera.

            A+

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            • #7
              Envoyé par Chris HN Voir le message
              Un système de puce peut effectivement être très intéressant mais devra être développé et/ou imposé par l'UIC.

              Les masses (totales/freinées) devront quand même être traitées manuellement ainsi que les lettres de voitures.
              Bonjour,
              De plus en plus de lettres de voitures sont informatisées (application E-LV)
              JYC

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              • #8
                Une modernisation des wagons peut être très intéressante, mais la quantité à équiper et le coût ne va pas faire avancer les choses...

                Au niveau du rail l'automatisation n'est encors que très limitée. Le rêve serait des triages complètement automatisés, les rames étant poussées par une machine commandée par radio, les wagons étant lus à distance au sommet de la bosse, puis envoyés sur la bonne voie à l'image de ce qui se passe dans les centre de tris postaux.

                Pourquoi se fatiguer à régler les régimes de freinage alors qu'un freinage électronique gérerait ça de façon transparente, pourquoi faire un essai de freinage alors que par un moyen simple il doit avoir moyen de contrôler l'état des freins à partir d'un simple bus de données...

                A la rigueur deux traitements différents pourraient être appliqués:
                • Des wagons plutôt dédiés aux rames complètes, en atelage à vis et rénovés simplement en ajoutant une ligne électrique et un petit boîtier électronique uniquement dédié à l'identification.
                • Des wagons plutôt dédiés aux services de wagons isolés, nécessitant d'être triés, équipés de pas mal d'équipements modernes dont attelage mixte (automatique et à vis pour pouvoir accepter des vieux machins).

                Enfin le fret ferroviaire est pour l'instant à l'agonie, il est a espérer que le prix du pétrole va s'envoler a nouveau à la sortie de la crise, car seule la rareté de ce liquide précipitera les choses. Le routier et l'aérien lourd* étant peu économiques ils souffriront forcément, ne m'y connaissant pas en maritime et fluvial je ne m'avancerait pas la dessus mais je pense que c'est un mode qui a de l'avenir, alors que le rail peut devenir grâce à son excellent rendement un moyen de transport de choix.

                *:certains ULM se révèlent plus économiques qu'une voiture tout en étant beaucoup plus rapides, comme le mosquito, si l'espace aérien n'était pas autant réglementé ça ferait un engin de choix pour aller au boulot avec ses 200km/h en pointe en consommant dans les 10l/h.

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                • #9
                  sinon, pour en revenir aux puces RFID...

                  Ces puces pourraient être appliquées à moindre cout (je pense qu'on doit pouvoir trouver des puces résistantes à moins de 50 euros pièce, ce qui est assez faible, même pour un parc important de matériel) sur l'ensemble du parc actuel, sans modification, si on s'en tient à des données basiques tel que masse à vide, masse maximale, masse freinée, vitesse maximale autorisée, immatriculation, etc.

                  En effet, elles n'ont normallement pas besoin d'alimentation électrique pour fonctionner. Ou plutot, c'est le lecteur qui "excite" les puces pour qu'elles transmettent les informations.
                  Par contre, elles ne pourraient ni signaler si le wagon est plein ou vide, ni signaler un éventuel défaut, à cause de leur passivité (elles ne sont "que" stocker des informations).

                  ça pourrait déjà améliorer les choses. La personne chargée d'établir les documents n'aurait alors que à passer devant chacune des puces pour établir la composition du train, avec un appareil dédié (qui pourrait lui faire tous les calculs nécessaires).

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