Le merroutage est en expansion constante et a titre indicatif, les échanges maritimes Espagne Europe tendent à atteindre 50% du volume.
Cette technique s'applique en particulier sur la ligne Barcelone - Gênes pour les camions.
Il est clair que ce trafic demande une massification importante. Moyennant que cette contrainte soit éludée, effectivement ce mode est très économe en énergie et d'un coût nettement inférieur aux transports terrestres.
La mondialisation a redonné un intérêt capital aux façades maritimes et les ports reprennent un certain rayonnement sur des hinterlands de 500 à 700 kilomètres.
Le fluvial associé à ces techniques se taille de bonnes parts de marché sur Fos sur Mer - Lyon et Le Havre - Paris pour ce qui concerne la France.
Les ports maritimes secondaires se voient desservis de plus en plus par cabotage maritime.
Cette profonde restructuration logistique remet en cause le transport terrestre. Bien sur le routier est le premier concerné sur la longue distance, mais il bénéficie des dessertes d'hinterland. Pour le ferroviaire, la notion de corridors paneuropéens perd de sa pertinence.
Pour preuve CNC France ne dispose plus que d'un réseau squelettique de desserte. |