Discussion: Le merroutage
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Vieux 06-09-2005, 16h27   Haut de page #1 (permalink)
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Par défaut Le merroutage

Bon, voici un article d'un très grand journal du soir...

... qui pose une question : à supposer qu'une volonté politique existe, est-ce que d'un point de vue technique, le merroutage est viable pour transporter un grand tonnage de marchandises ?

Est-ce que ça a été développé ailleurs, dans d'autres pays ?

Ou est-ce juste pour la galerie, histoire de couper un ruban ?

merci et à +


Avec le "merroutage", les camions prennent la mer
LE MONDE | 12.04.05 | 16h04 * Mis à jour le 12.04.05 | 16h04
Toulon de notre correspondant

En service depuis le 27 janvier, et inaugurée vendredi 8 avril en présence de François Goulard, secrétaire d'Etat aux transports et à la mer, la première ligne française de "merroutage" permet, trois fois par semaine, d'embarquer 400 passagers et 150 camions, aller et retour, du port de Brégaillon, situé entre Toulon et La Seyne-sur-Mer (Var), à celui de Civitavecchia, au sud de Rome.

Chaque voyage du navire roulier Eurostar-Valencia allège d'autant l'axe routier entre la France et l'Italie où circulent chaque jour 20 000 véhicules, dont 4 000 poids lourds. Cette ligne a été lancée par deux compagnies, l'une française, Louis Dreyfus, et l'autre italienne, Grimaldi Group, sur le modèle d'une rotation existante entre Barcelone et Civitavecchia.

Les armateurs espéraient obtenir 2 millions d'euros de Paris, qui ne leur en a finalement accordé que la moitié. Ils attendent encore 3 millions de l'Union européenne. Côté italien, le gouvernement prévoit plutôt d'accorder des "bons écologiques" de 100 euros par trajet aux entreprises choisissant ce mode de transport alternatif.

En attendant, les armateurs ont décidé d'offrir eux-mêmes cette réduction aux routiers. S'ils disposent d'une sorte de "filet économique" avec la société Gefco qui assure un transport régulier de voitures neuves pour le compte du groupe PSA, ils espèrent transporter 18 000 camions pour cette première année d'exploitation, soit une soixantaine par rotation. Or, pour l'instant, dans l'Eurostar-Valencia, une vingtaine de camions et aussi peu de voitures embarquent, en moyenne, pour les quinze heures de traversée.


"UN COÛT DIVISÉ PAR DEUX"


Le coût et la durée du voyage tiennent lieu d'argument commercial. "Par rapport à la route, le trajet entre Toulon et Rome dure sept heures de moins par la mer et le coût est divisé par deux", explique Philippe Louis-Dreyfus. A 450 euros, avec deux repas pour le conducteur, le prix est avantageux. Par la route, le seul franchissement des tunnels de Fréjus ou du Mont-Blanc s'élève à 200euros. Les conducteurs semblent satisfaits du service : "Cela nous évite une partie de route difficile entre Vintimille et Gênes", explique Christophe, un conducteur.

Selon ses promoteurs, cette "autoroute de la mer" a trois ans pour s'imposer. François Goulard a indiqué que plusieurs appels à projet, en Atlantique et en Méditerranée, seraient lancés en 2006.

Les dossiers retenus pourront bénéficier d'un financement de l'Agence française des infrastructures de transport, qui perçoit des dividendes des sociétés d'autoroute. Concernant la Méditerranée, il pourra s'agir "d'une nouvelle ligne ou de l'intensification de celle existante", a précisé M. Goulard.

Lilian Renard
Article paru dans l'édition du 13.04.05
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