| CC 72000 | |
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Construites à la même époque que les CC 6500 et les CC 21000, les CC 72000 ont gardé quelques caractéristiques de ces machines électriques. Dernières locomotives CC construites pour la traction diesel, les deux premiers exemplaires sont sortis des usines de Belfort en 1967.Deux sous-séries compose dés l'origine ces locomotives : les CC 72001 à 72020 les CC 72021 à 72092. La deuxième sous-série se distingue de la première par des différences au niveau de la caisse, mais aussi, au niveau du schéma de puissance électrique. Enfin, différence de taille, les CC 72001 à 72020 sont limités à la vitesse de 140 km/h., alors que les locomotives de la seconde sous-série ont une vitesse maximale sur Rapport Voyageurs, de 160 km/h. Une exception toutefois, le 72017 qui suite à un incendie, a repris les caractéristiques de traction de la deuxième sous-série, suite à sa réparation. La technique Le moteur d'origine est construit par la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). Il est du type AGO V16 ESHR. C'est un moteur à 16 Cylindres en V, à la puissance nominale de 2650 kW soit 3650 Cv. Une première remotorisation est effectuée sur les CC 72044 et 72075, qui se retrouvent équipée d'un moteur différent de leurs consoeurs de façon, à leur donner un peu plus de puissance en tête des trains de voyageurs. Les bogies des CC 72000 sont du type monomoteur Y 218, à double réduction. Les CC 720000 sont donc équipé de seulement deux moteurs de traction, un par boggie. Compte tenu de la masse sur rail des engins, les boggies sont du type CC. La Carrière des CC C’est au dépôt de Rennes que la CC 72001 a véritablement débuté son service commercial. L’arrivée de ces machines en Bretagne permet de les mettre en tête des nombreux trains rapides et express qui sillonenent les axes Rennes – Quimper et Rennes – Brest maius aussi sur l’axe Le Mans – Nantes – Le Croisic. Idéalement placé en tête d’axes non électrifiés, le déopt de Venissieux est le second dépôt à se voir doté de CC 72000, pour les services vers Greboble, sur l’axe du Bourbonnais et sur la transversale Lyon – Tours. La gestion par activité amène la SNCF a séparer son parc entre les activités Grandes Lignes et Fret. De nouvelles livrées font leur apparition sur ces locomotives (multiservice, fret), avant que n’apparaisse la livrée En Voyage. La remotorisation Suite aux protestation des riverains de la gare de l'Est, concernant par la pollution qu'engendre les 72000, la SNCF, avec la participation de la région Ile de France, étudie en 2000 la remotorisation de 30 exemplaires de ces machines affectées à la traction des trains de voyageurs, et affectée au dépôt de Chalindrey. Le nouveau moteur est le V16-PA4-V200-VGA, d'une puissance nominale de 3600 Cv à 1500 tr/min. Il est complété d'un automate pour la régulation de la transmission. Cette véritable modernisation a entraîné de nombreuses adaptations tant dans les circuits de refroidissement, que les circuits électriques ou diesel. La première locomotive a être modernisée est la CC 72048. Les opérations se déroulent aux ateliers de Quatre-Mares, prés de Rouen. Elle est sortie des ateliers en août 2002 avec par la même occasion, une renumérotation dans la série 72100, et une nouvelle livrée, la livrée En Voyage. L'arrivée de la nouvelle motorisation des CC 72100 a demandé au personnel du dépôt de Chalindrey, qui a hérité de l’ensemble de la nouvelle sous-série, de nouvelles techniques de maintenance. Le 1er levage de ces moteurs a donc été un évenement. Le 1er levage d'un moteur Pielstik à Chalindrey s’est déroulé le 29 avril 2004 à 10h sur le CC 172138. Malheureusement, la fiabilité n’est pas au rendez vous pour ces locomotives, qui plombent alors fortement, la régularité des trains sur la ligne 4. Vers l'extinction de la série Mais les services de ces locomotives déclinent irrémédiablement. La SNCF dévie au maximum ses trains de fret au long parcours vers les axes électrifiés, tandis qu’en voyageurs, elles perdent également du terrain, suite aux suppressions de trains, ou le remplacement de certains trains par des éléments automoteurs. L'épopée vendéenne Une prestation particulière a été confiée aux CC 72000 sur l’axe Nantes – les Sables d’Olonne. Suite à la volonté du département de la Vendée et de la Région Pays de Loire de créer des TGV directs Paris – Les Sables, les CC 72061, 62 et 64 ont été transformées pour être aptes à la traction de rames TGV Atlantique spécialement modifiées entre Nantes et Les Sables d’Olonne. Débutée au service d’été 2000, l’offre composée de deux allers-retour a été supprimée en 2004, face au coût prohibitif de ce service. Le TGV sera néanmoins de retour aux Sables en décembre 2008, grâce à l’électrification de la ligne de Vendée.
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