Sarajevo
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Données générales :
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Population : 297000 hbts (402000 dans l'agglomération)
* Noms des habitants : Sarajeviens
Géographie
naturelle :
la
ville est traversée par la rivière Milijacka, et
encerlée par 5 grandes montagnes du massif des Alpes dinariques
:
Bjelašnica : 2067 mètres, sud-ouest
Igman : 1502 mètres, sud-ouest
Treskavica : 2088 mètres, sud
Jahorina : 1913 mètres, sud-est
Trebevic : 1627 mètres, sud-est
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Les
Jeux Olympiques
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C'est
le 8 février 1984 que s'ouvre à Sarajevo les 10eme
Jeux Olympiques d'hiver. Pour la première fois, c'est un
pays socialiste qui acceuille les jeux : 1 272 athlètes
représentant 49nations furent réunis.
Les sites olympiques se répartisseent entre la ville
(stade, patinoire) et les montagnes environantes : la station
de Babin Do au pîed
du sommet de Bjelasnica avec son tremplin de saut à ski.
La seconde station est à 30 km au sd ouest de la ville
village à Dobrinja. La cérémonie de cloture
se déroule le 19 février 1984.
La
guerre a détruit en grande partie les installations.
Quelques pancartes rappellent encore ces olympiades. La paix
est revenu et depuis, seules quelques remontées mécaniques
et pistes de ski ont été réhabilitées.
Dans l'espoir de la splendeur passée, Sarajevo s'est
présentée pour les jeux olympiques de 2010. Elle
en sera éliminée dès 2002.
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Visite
de Sarajevo, capitale de la Bosnie-herzégovine.
La ville de Sarajevo fut fondée en 1262, par le
général hongrois Cotroman ; elle s'appelait alors Bosnavar
(ville de Bosnie). Il faut attendre le XVe siècle, l'islamisation
de la région et la domination turque pour que la ville soit agrandie.
Lors des guerres turques, Bosnavar est souvent disputée: elle
tombe aux mains de Mathias Corvin, roi de Hongrie, en 1480. Pas moins
de six incendies la ravagèrent entre 1480 et 1789. Son essor date
de 1850, où elle devient le siège des plus hautes autorités
islamiques. En 1878, elle accède au rang de siège de l'administration
austro-hongroise de Bosnie-Herzégovine puis le siège de
la diète. La ville est alors reconstruite dans le style de l'Europe
centrale, tandis que les bazars et les mosquées de la ville orientale
demeurent. Ses nombreuses écoles deviennent rapidement un foyer
de nationalisme serbe et d'agitation anti-autrichienne.
Avec l'accord des services secrets de Belgrade, des serbes préparent
les attentats de Sarajevo, dirigés contre l'archiduc héritier
d'Autriche François-Ferdinand. Ce dernier échappe à un
premier attentat le 28 juin 1914, mais au cours de la même journée,
il est assassiné avec sa femme par un étudiant bosniaque.
En 1918, les notables de la ville proclameront le rattachement de la
Bosnie-Herzégovine à la Yougoslavie en formation. Durant
la Seconde Guerre mondiale, la ville souffrira beaucoup des bombardements
alliés. En 1944, lors de sa libération par les partisans
de Tito, elle sera réincorporée à la Yougoslavie.
Le régime socialiste y fondera une université en 1946.
Les jeux Olympiques d'hiver s'y déroulèrent en 1984. À partir
de mars 1992, Sarajevo a subi, de la part des forces serbes bosniaques
hostiles à l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine,
un long siège meurtrier et destructeur.
Sebij
Sebij,
c'est à dire la place aux pigeons. C'est le coeur du magnifique
quartier de Bascarsija (qui signifie vieux centre). Sur cette place,
on trouve une fontaine construite dans la première moitié du
16ème siècle. L'eau arrivait d'une source située
sur le mont Trebevic par l'intermédiaire d'un aqueduc de 6.5
km qui aujourd'hui a disparu. La source fut ensuite remplacée
par le réseau d'eau de la ville par les Hongrois.
Depuis un siècle, la fontaine est surmontée d'un pigeonnier
en bois. Autour de la place, on trouve encore toutes les maisons
typiques bosniaques
ottomanes en bois, miraculeusement preservée durant la guerre.
La fontaine a également permis d'alimenter en eau le quartier durant le
siège de la ville.
En 1659, Sarajevo comptait prés d'une centaine de fontaines. Aujourd'hui,
il en reste seulement quelques une dans le centre
La
Bibliothèque Nationale
La Bibliothèque
Nationale a été construite en 1892 par Alexandre Wittek.
Occupant le rôle de mairie de Sarajevo jusqu'à la seconde
guerre mondiale, le batiment dans un style néo-maure a été transformé en
bibiothèque au lendemain de la guerre. Mais dans la nuit du 25 au
26 août 1992, l'artillerie serbe atteint
le prestigieux batiment, provoquant un énorme incendie, et la
destruction de 2 millions de livres et documents, mémoire de
la Bosnie. Sa restauration a débuté, de nombreuses années
seront nécessaires pour que le bâtiment retrouve sa splendeur
d'antant
La
mosquée Gazi Husrev-Begova
Construite
en 1530-1531 et oeuvre du persan Adjem Esir Ali, c'est la mosquée
la plus importante de Bosnie. Son toit est constitué de quatre
coupoles, la principale faisant 13 mètres de diamètre
pour 26 mètres de hauteur.Le minaret mesure 45 mètres
de hauteur. Son nom vient du fait que la mosquée abrite la tombe
du gouverneur Gazi-Husrev-Begova.
Dans la cour de la mosquée se trouve le Sarvan où les fidèles
se lavaient les pieds, la tête et les mains avant d'entrer dans l'édifice
religieux
Sahat
Kula
située à coté de
la grande mosquée Gazi Husrev Begova, la tour de l'horloge a été construite à la
même époque. Elle servait d'orientation pour les fidèles
car elle était tournée dans les quatre sens du vent et
chaque coté était visble de tout Sarajevo. Le sommet
actuel date du 18ème siècle.
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| Le
siège de Sarajevo |
C'est
le 6 avril 1992 que début le siège de Sarajevo
par les forces Serbes. La ville se retrouve coupée du
monde, les approvisionnements en nouriture, matériaux
de chauffages se faisant difficilement. La vie pour les sarajeviens
est infernale. En vertu des résolutions 981 et 1025 du
Conseil de sécurité de l'ONU, un pont aérien
est organisé pour ravitailler Sarajevo
en matériel de secours, les Bosno-serbes acceptants le
5 juin 1992, le pret de l'aéroport à l'ONU. Jour
et Nuit, des avions attérissent sur les pistes de l'aéroport
sarajeviens pour y laisser des denrées alimentaires, des
médicaments... Ce pont aérien, baptisé "AirBridge" est
le plus long pont aérien de l'histoire, bien plus long
que le célèbre pont aérien de Berlin qui
a eu lieu en 1948-1949.
Mais
sur terre, les choses s'organisent aussi. En effet, les sarajeviens
construisent un tunnel de fortune sous Sarajevo : construit
de janvier à juillet 1993, ce tunnel de 800 m a permis,
en passant sous l'aéroport,
d'etre pendant longtemps le seul point d'entrée et de
sortie de la ville. Par lui transitaient soldats, armes, nourritures
et même le seul cable électrique permettant une
alimentation de la ville ! L'histoire de ce tunnel est d'autant
plus remarquable qu'il n'a jamais été découvert
par les armées serbes encerclant la ville. Néanmoins,
les conditions de traversées étaient difficiles
: Le tunnel était souvent innondé (jusqu'à 1
mètre d'eau), et les éboulements ou les dangers électriques
vis à vis du cable n'étaient pas négligeables. Une
petite partie de ce tunnel a été sauvegardée,
et est ouvert aux visiteurs.
Le
2 août 1993, le Mont Igman tombe dans les mains des forces
Serbes, mettant Sarajevo à leur merci. En effet, position
réellement stratégique, le mont Igman qui culmine à 1400
m. surplombe le quartier musulman de Butmir ainsi que les pistes
de l’aéroport. L'OTAN menace alors les forces Serbes
de bombardement, qui entament quelques jours après, un
retrait des sommets du Mont Igman. Le
17 novembre 2003, les musulmans débutent la construction
d'une mosquée tout en bois, au coeur du massif
Le
siège de Sarajevo est finalement levé le 26 février
1996. Son bilan est lourd : 10.000 morts, 50.000 blessés.
L'autre conséquence du siège est la modification
démographique de la ville : De 500.000, Sarajevo passa à environ
350.000 habitants tandis que sa composition ethnique était
littéralement chamboulée. Les Bosniaques passèrent
de 251.000 à 309.000 personnes. Parallèlement,
les 35.000 Croates ne sont plus que 19.000 à présent
mais, surtout, Sarajevo a vu fondre sa population serbe, passée
de 133.000 à seulement 16.000 personnes. |
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