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LES TRAINS DE NUIT DE LA PENINSULE IBERIQUE

 

Lors de la définition des services ferroviaires opérés suite à l'ouverture du tunnel sous la Manche, il était prévu de mettre en route outre les services à grande vitesse 3 Capitales et Nord de Londres (NOL), des trains de nuit reliant différentes grandes villes d'Europe à la Grande-Bretagne.


Lors de la définition des services ferroviaires opérés suite à l'ouverture du tunnel sous la Manche, il était prévu de mettre en route outre les services à grande vitesse 3 Capitales et Nord de Londres (NOL), des trains de nuit reliant différentes grandes villes d'Europe à la Grande-Bretagne. C'est la société ENS (European Night Services Ltd) résultant de l'association d'EPS, SNCF, NS et DB qui devait commercialiser ces trains. Après l’abandon du projet de desserte de Bruxelles, sept relations sont retenues :
• Londres Waterloo – Cologne - Dortmund avec tranche Londres - Bonn – Coblence – Francfort sur le Main
• Londres – Roosendaal – La Haye - Amsterdam
• Paris – Birmingham – Manchester avec tranche Paris – Glasgow
• Paris – Bristol – Swansea avec tranche Paris – Exeter – Plymouth.
Pour assurer ces trains, des rames offrant un haut niveau de confort sont construites elles sont composées chacune,
• de cinq voitures-lits (single ou double) avec ou sans douche en 1ère classe,
• de deux voitures places assises à siège inclinable,
• d’une voiture multiservice avec restauration en milieu de la rame.
Mais, la longueur du processus de privatisation des chemins de fer britanniques, l'héritage du service par London and Continental Railways (L.C.R), l’émergence des compagnies aériennes là bas coût et quelques difficultés techniques , ont provoqué finalement l'abandon du projet alors même qu'une bonne partie des 139 voitures commandées sont en cours de livraison, tandis que des essais sont réalisés, sur les réseaux français, belges, allemand et néerlandais. Le matériel est stocké dans une enceinte militaire britannique, avant d’être expédié au Canada en 2000, suite à son rachat par ViaRail.

Ces trains devaient être les héritiers du Night-Ferry, train reliant en saut de nuit Paris à Londres et qui est entré pour la première fois, en gare Victoria, le soir du 14 octobre 1936. Il offre un service de voitures-lits directes pour le continent, acheminées par bateau entre Dunkerque et Douvres Western Docks. A partir de 1956, des voitures Londres – Bruxelles font leur apparition.
Les voitures-lits utilisées, entrant dans le gabarit réduit des BR sont des CIWL Type F, un ou deux fourgons complète la composition du train. Le manque de fréquentation conduit à la suppression du service de voitures lits Paris et Bruxelles – Londres du Night Ferry à partir du 1er novembre 1980. La relation reste néanmoins assurée, entre Paris et Dunkerque, mais uniquement en places assises.
Au 1er janvier 1982, les horaires des trains sont revus, pour permettre d’assurer le service maritime Douvres – Dunkerque avec un seul bateau. De nouvelles solutions apparaissent pour maintenir un semblant de relation nocturne Paris – Londres. A l’été 1985, une relation Paris St Lazare – Londres voit le jour via Le Havre et Southampton, mais l’hiver 1985/1986 marque le report du service du Night Ferry du transit de Dunkerque vers le port de Dieppe. Le service se meurt dans les années 90.

Mais la grosse partie des relations internationales avec la Grande Bretagne s’est toujours faite par correspondance entre les trains continentaux et les ferry et bateaux transmanches. Outre les ports français de Boulogne et de Calais, qui possédaient leur gare ferroviairo-maritime, Ostende en Belgique et Hoek van Holland aux Pays Bas permettent l’accès facile aux Britanniques, aux trains à destination de toute l’Europe tel que :
• le Flandres-Riviera Calais – Vintimille,
• l’Italia Express Calais – Strasbourg – Milan – Rome,
• le North West Express Hoek van Holland – Copenhague,
• le Britannia Express Hoek van Holland – Merano,
le Hoek Warszawa Express, Hoek van Holland – Varsovie limité au parcours Amsterdam – Varsovie en mai 1993,
• le DonauWalzer Ostende – Vienne.

Le démarrage du service Eurostar en novembre 1994 entre Londres, Lille, Bruxelles et Paris, associé au développement encore et toujours de l’offre aérienne bon marché entre une grande partie de la Grande Bretagne et l’Europe Continentale suppriment progressivement ces services spécifiques à destination de la clientèle britannique, qui trouve en gare de Lille ou à Paris, un éventail de correspondance TGV pour toute la France. La desserte des villes portuaires en elle-même ne suffisant plus au maintien de ces circulations, les trains se trouvent limités à Lille, Amsterdam ou Bruxelles, avant d’être finalement supprimés ou dérégularisés.

L’avenir des relations internationales de nuit entre la Grande Bretagne et le Continent est tourné désormais vers les relations à grande vitesse. A l’hiver 1999/2000, pour la période des sports d’hiver, Eurostar lance une liaison de nuit entre Londres et Bourg St Maurice, suite au lancement réussi d’une liaison identique en journée l’hiver précédant. Elle est depuis reconduite chaque saison.

Les trains nationaux

En Grande Bretagne, les trains de nuit continuent d'assurer quelques services réguliers. Chaque soir, les Caledonian-Sleeping relient chaque soir Londres à l’Écosse (Londres - Fort-William, et Londres - Glasgow / Edimbourg), tandis que le Night-Riviera-Sleeper quitte la gare de Londres-Paddington chaque soir pour Plymouth et Penzance en Cornouailles.


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